Le sport électronique en quelques chiffres

Le sport électronique en quelques chiffres

Le sport électronique a un bel avenir devant lui. Pour s’en assurer, il suffit d’analyser les chiffres d’affaires de la discipline depuis ces deux dernières années. On se rend alors vite compte que le marché est réellement porteur : l’audience ne cesse d’augmenter, et les entreprises sont de plus en plus nombreuses à vouloir investir dans le secteur. On vous propose donc d’avoir une vue d’ensemble sur l’état de santé du sport électronique en quelques chiffres.

Le succès grandissant du sport électronique auprès du public

Le sport électronique est une discipline que l’on pourrait qualifier d’encore jeune, mais elle commence à susciter l’intérêt de plus en plus de publics. A l’origine, l’e-sport n’intéressait qu’un public de niche, notamment les passionnés et connaisseurs de jeux vidéo. Mais grâce à la médiatisation de la discipline, au nombre croissant des joueurs et à l’ampleur considérable qu’ont prise certains tournois, le sport électronique attire désormais beaucoup plus de monde.

Rien qu’en France, les spectateurs suivant les différentes compétitions e-sport en 2018 étaient évalués à près de 5.066.000 de personnes, soit 12% des internautes. Parmi ces 5.066.000 personnes, 2 millions seraient des pratiquants de la discipline. Toujours en 2018, environ 72% de ces pratiquants seraient de la gent masculine, soit seulement un quart de joueuses en France. Mais depuis maintenant quelques années, ces dernières se mobilisent et prennent de plus en plus d’importance dans le monde de l’e-sport.

Au cours des prochaines années, l’audience devrait continuer à augmenter de façon considérable, faisant par la même occasion monter les recettes. D’après le rapport sorti par Newzoo concernant l’état du marché mondial du sport électronique, on devrait atteindre les 300 millions de fans totalement investis, et 347 millions de spectateurs occasionnels en 2020.

Sur le plan géographique, c’est la Chine qui regroupe la plus large audience lors des tournois de jeux vidéo. En effet, elle compte à elle seule 162,6 millions de spectateurs. Elle est suivie par l’Amérique avec ses 57,2 millions de spectateurs. Toujours selon Newzoo, la Chine générerait donc des revenus de 385,1 millions de dollars, contre 252,8 millions venant de l’Amérique du Nord, et 201,2 millions d’Europe.

Les entreprises s’intéressent au sport électronique

Selon les estimations, le chiffre d’affaires de l’ensemble de la discipline e-sport devrait s’élever à 3 milliards de dollars d’ici 2022, soit une croissance considérable, en sachant qu’en 2017, ce chiffre d’affaires n’était que de 666 millions de dollars. Cela s’explique en partie par le gain de popularité sans cesse croissant du sport électronique.

La plupart de ces revenus est issue des audiences de diffusions. En effet, à chaque diffusion de sport électronique, ce sont des centaines de millions de fans actifs qui se manifestent, boostant ainsi considérablement les droits de diffusion des compétitions les plus prestigieuses.

Pour les entreprises, cela représente un très important vivier de prospects. Les amateurs de sport électronique sont très majoritairement jeunes, et représentent une partie de la population qui a délaissé les médias traditionnels, et qui par conséquent ne sont pas sensibles aux publicités qui sont diffusés sur ces derniers. C’est pourquoi les entreprises sont de plus en plus nombreuses à oser investir dans le secteur de l’e-sport.

Outre les publicités sur les différentes plateformes de streaming (notamment sur Twitch), elles investissent également dans le sponsoring d’équipes ou carrément de compétitions. En 2019, on a dénombré 885 événements majeurs qui ont été organisés un peu partout dans le monde. Grâce à ces événements, plus de 56 millions de dollars de billets ont été vendus.

Mais pour le sport électronique, ce sont surtout les parrainages de marque et les droits médiatiques qui rapportent le plus d’argent. Pour cette année 2020, le chiffre d’affaires s’est élevé à 822,4 millions de dollars, soit une hausse de 17%.